Le sionisme : un mouvement antisémite radical ?
Publié par alkali sur mars 12, 2008
Le sionisme : un mouvement antisémite radical ?
Parmi les effets insoupçonnés du projet sioniste, il y a l’instauration de l’antisémitisme comme idéologie dominante du judaïsme. Le juif est appelé à se considérer comme un être à part au sein de sa propre patrie et vis-à-vis de son prochain. Le juif est déclaré ‘étranger’ dans son propre pays, et la mythique ‘Sion’ sa vraie patrie. En inversant l’histoire et la géographie, le judaïsme sionisé adopte lui-même les poncifs éculés de l’antisémitisme. Cette idéologie a été initiée notamment par un antisémite méconnu en tant que tel, nommé Théodore Herzl, ancien membre d’une organisation estudiantine antisémite autrichienne ‘Albia’. Dans son Introduction à l’État des juifs, Herzl donne cette justification de l’antisémitisme : « L’antisémitisme est un mouvement varié et complexe que je crois comprendre. Comme Juif, je considère ce mouvement sans haine et sans crainte. Je pense discerner ce qui dans l’antisémitisme n’est que plaisanterie grossière… de ce qui peut être considéré comme légitime défense. » L’antisémitisme est ainsi accepté et justifié par le
fondateur du mouvement sioniste. Antisémite convaincu, Herzl a recommandé la déportation des juifs en Palestine, après en avoir fait une ‘race’ distincte des populations avec lesquelles ils vivent depuis parfois des millénaires. Le judaïsme n’a plus rien de religieux. Le sionisme a réussi ce prodige de faire des juifs des membres d’une internationale politique pourvue d’une force armée basée en Palestine. Les faux ‘Protocoles des Sages de Sion’ ne sont que de pâles pastiches de l’ ‘État des juifs’ et des ‘Protocoles du Congrès des Sionistes’. Abondant dans le sens des théoriciens antisémites, Herzl prit aussi à soncompte cette autre croyance en l’existence d’une ‘question juive’ : « La question juive existe. Il serait vain de la nier », dit Herzl encore dans son ‘État des juifs’ à l’adresse de ses ennemis juifs antisionistes.
Pourquoi le judaïsme doit-il constituer une ‘question’ ?
C’est que, pour les sionistes, les principes de l’humanisme universaliste et anti-raciste ne sont que fadaises. Seule règne la loi de la lutte des races. C’est ce que Hitler, cet autre Autrichien pétri des mêmes idées que son devancier Herzl, a tenté d’appliquer avec l’assentiment explicite ou implicite des sionistes. A la fin de la guerre, après avoir été complice plus ou moins ouvertement de Hitler, le sionisme a retourné magistralement la situation en sa faveur en se
posant, après la guerre, en parangon de l’anti-nazisme, et en se permettant de donner cyniquement la leçon aux juifs : ‘Vous voyez, je vous ai pourtant prévenus depuis longtemps qu’il fallait partir en Palestine, et vous ne m’avez pas écouté…’ Vieux procédé du pompier pyromane. 18
Les sionistes ont non seulement perverti le judaïsme, ils ont eu aussi lemalheur de s’attaquer aux véritables descendants historiques des peuplades hébraïques de la terre de Canaan, alors qu’ils sont eux-mêmes des Occidentaux convertis au judaïsme. La ‘pureté raciale sémite’ est aussi illusoire que la ‘puretéraciale aryenne’ chez Hitler. Résultat de ces phantasmes : les Palestiniens, vrais héritiers des Hébreux, se font exterminer par de faux ‘Hébreux’. La descente aux enfers des grandes puissances Imposture antisémite du sionisme, mais aussi piège dans lequel les grandes puissances sont tombées en mettant leur doigt dans l’engrenage sioniste. Le dit ‘partage’ de 1947 n’est qu’une étape dans la descente aux enfers des grandes puissances, dès lors qu’elles ont cru pouvoir instrumentaliser l’idée sioniste. En reconnaissant aux juifs un État en Palestine, les grandes puissances croyaient couronner leur projet de domination d’un territoire hautement stratégique du Moyen-Orient. Les puissances croyaient naïvement pouvoir ‘utiliser’ le sionisme comme cheval de Troie de la pénétration impérialiste dans cette région. Et c’est l’inverse qui s’est produit : c’est le sionisme qui a utilisé les grandes puissances pour se hisser au rang d’une super-puissance extra-territoriale. La monture s’est retournée contre son cavalier. La France, l’Angleterre, puis les États-Unis ont cru tour à tour gagner en puissance en s’alliant avec un modeste aspirant à la puissance. Aujourd’hui, ils se retrouvent en position de dominés. Tel est le procédé qui a permis au sionisme de se hisser au rang d’une superpuissance. Dès lors que le sionisme a damé le pion aux puissants, ceux-ci n’ont plus eu d’autre choix que de faire contre mauvaise fortune bon coeur, et mettre chaque fois plus à la disposition des vainqueurs sionistes le système politique et diplomatique mondial érigé depuis plus d’un siècle au service de l’impérialisme. Le sionisme est aux commandes des instruments de la politique internationale et impérialiste.Jouer sur deux registres : ou l’impunité garantie L’autre facteur qui garantit la suprématie du sionisme, c’est son ambivalence fondamentale : à la fois mouvement politique, et corps identitaire religieux et/ou ‘ethnique’. En jouant sur ces deux registres, le sionisme fait dans la duplicité. Précisément, grâce à cette ambivalence, le sionisme se crée une véritable immunité politique, puisqu’à toute critique politique qu’on lui oppose, il ne manque pas d’exciper de sa qualité religieuse ou supposée ethnique. En accusant ses adversaires politiques d’antisémites, le sionisme avoue en fait son propre 19 antisémitisme, puisqu’il assimile sa qualité politique à celle de sa religion, par l’abaissement d’une religion en simple outil de propagande politique. Si l’antisémite prête au judaïsme une intention politique imaginaire, le sionisme, lui, dénie à son adversaire politique son droit à avoir une opinion politique, en lui prêtant une vision raciale imaginaire, produit du propre racisme sioniste. Le seul vrai antisémite est bien le sioniste, de la même manière que le vrai antisémite est un sioniste : de Balfour à Hitler en passant par Eichmann, tous avaient un dénominateur commun : le sionisme. C’est une situation qui se traduit aussi pour le judaïsme nationaliste par une véritable immunité judiciaire de fait. Tout nationaliste juif est jugé pour ce qu’il est, non pour ce qu’il fait. S’il commet un crime, on n’ose plus le poursuivre en justice, car il y a risque qu’il excipe de son identité juive, et que l’institution judiciaire soit attaquée pour ‘antisémitisme’. Une humanité pécheresse Enfin, la dernière perversion induite par le principe de l’immunité juive, est celle qui a conduit au dogme de la peccabilité intrinsèque de l’humanité, coupable en tant que telle du péché de l’‘antisémitisme’. Toute une littérature nationaljudaïque a vu très tôt le jour pour promouvoir cette thèse. Ainsi, dès 1882, Nahum Sokolov, un des plus importants activistes et agitateurs sionistes d’origine russe, et artisan de la déclaration française en faveur d’un foyer national juif en Palestine, a intitulé une anthologie de l’antisémitisme dans le monde : Sinat Olam le-Am Olam : ‘La Haine éternelle pour un Peuple éternel’, mettant en cause l’humanité entière. Quarante ans plus tard, un autre propagandiste sioniste déjà cité soutient dans sa Thèse d’Université l’idée de ‘L’Indestructibilité de l’Antisémitisme’ [Marcel Bernfeld, Le Sionisme,…, Paris, 1920, p. 246.], s’appuyant sur un ‘Argument historique’ que sont, selon lui, les ‘vingt siècles d’antisémitisme’. Il est évident que cette propagande vise à terroriser les juifs et à les dissuader de s’intégrer dans les pays de leurs aïeux, ou terre nourricière d’adoption récente, suite aux migrations forcées ou non. Mais, l’effet pervers de cette propagande a été de culpabiliser les non-juifs, au point que le péché antisémite a quasiment supplanté le péché originel dans la conscience chrétienne, tendance qui a atteint son point culminant avec l’idéologie de l’Holocauste, dont un des principaux registres est bien la culpabilité de l’humanité face au ‘juif’, hissé au rang d’un être à part, ne pouvant de fait être soumis aux règles morales ou juridiques exigées du commun des mortels. C’est ce qui permet aujourd’hui à des hommes politiques français, comme un certain François Bayrou, de parler sans gêne devant le CRIF du ‘peuple élu’ comme une ‘fatalité’, sans que cette thèse antisémite ne suscite d’indignation de nulle part.


avril 26, 2008 à 7:30
Je mentionne cet article dans mon prochain post… Eva
avril 27, 2008 à 12:41
Je fais connaissance de ton blog grâce à un commentaire pertinent que tu as laissé sur le blog d’Eva. Je pense également que le sionisme est antisémite, son idéologie est une émanation du nazisme, à moins que le nazisme soit une émanation du sionisme. je respecte profondément les juifs (comme les chrétiens, les musulmans, les bouddhistes, les animistes, les athées, les agnostiques etc..) mais j’exècre les sionistes, comme je respecte les américains tout en exècrant les néocons bushistes et autres membres du gang. Je fais un renvoi de ton texte de mon blog vers le tien.
Tous unis pour un idéal humaniste.
avril 27, 2008 à 3:13
Eva, Charlotte,
Enfermé dans son .pdf original il avait peu de portée, il méritait d’être libéré et de permettre aux mots de faire leur effet dans les moteurs de recherche.
le sionisme est bel et bien à l’origine du nazisme, l’idéal sioniste le démontre à la perfection.
Et l’outil principal des guerres est bien la haute finance et l’industrie dont le sionisme revendique la main mise depuis la fin du 19ème siècle.
le plan sioniste est en fait le protocole des sages, dont le nom a été modifié. Passant de sioniste à juifs. On devine aisément pourquoi.
L’auteur de l’article ci-dessus, Mr Monder Sfar en dit ceci :
[Les faux ‘Protocoles des Sages de Sion' ne sont que de pâles pastiches de l’ ‘État des juifs’ et des ‘Protocoles du Congrès des Sionistes’.]
en cours de traduction par Tlaxcala, pour le dernier après avoir été caché pendant un siècle…
Le sionisme est en train de nous dévoiler son plan de 3ème guerre mondiale, avec toutes les calamités qui la précèdent et qui suivront. Il est plus que temps de s’unir.
la colonisation du monde commence en Palestine, mais s’étend à la terre. Les néo cons, sont en train de passer la balle à la nouvelle “connerie” Européennes Et naimbus, l’empereur chef, parle déjà de bombardement atomique. et installe des bases en face de l’Iran. Les années qui viennent risquent d’être les pires de l’histoire de l’humanité, voir de la vie comme c’est déjà le cas en Irak et en Afghanistan et à moindre échelle, mais tout aussi longtemps en Yougoslavie.
Merci à vous. pour votre résistance, et votre persistance à vouloir informer. S’unir comme le dit charlotte est impératif et seule l’universalité permettrait d’aplanir rapidement les différences et offrir des buts et des moyens pour les atteindre qui devront respecter toutes les sphère entre l’individu qui l’a découverte et l’univers, en passant par des cercles concentriques de plus en plus vastes.
L’humanisme, est l’outil qui a permis de reléguer la nature au second plan. L’humain sans l’univers n’est pas, sans abeilles n’est pas, sans papillons, ni fleurs, ne peut être. C’est un concept trop petit et limité , qui permet ainsi les pires aberrations.
mai 2, 2008 à 11:45
Bonjour Charlotte et Eva,
Alors venez découvrir le blog de l’association d’Etude Yechouroun Judaïsme contre Sionisme
http://www.bloggen.be/yechouroun. Vous serez satisfaites. Faites le connaîtres à vos ami(e)s. Solidarité!